Etude Opinion Way pour Affectio Mutandi


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Les Français et la Responsabilité Sociale des Entreprises : valoriser les engagements volontaires plutôt que d’imposer des sanctions, et augmenter les contraintes pour les marques non-européennes…

Paris, le 1er juillet 2014 – Le sondage Affectio Mutandi réalisé par OpinionWay révèle l’avis des Français concernant les obligations et engagements sociaux et environnementaux des entreprises. Si une majorité ignore encore que les entreprises françaises peuvent être condamnées pour non respect de leurs engagements volontaires en matière de RSE, seul un Français sur quatre serait favorable à la judiciarisation de ces enjeux et 90% réclament une réciprocité des exigences et contraintes éthiques pour les entreprises non européennes commercialisant dans l’Union.

Ce que les Français pensent des obligations en matière de RSE :

67% des personnes interrogées ignorent que les entreprises françaises peuvent être condamnées au titre d’engagements volontaires allant au-delà des obligations légales en matière de RSE, et qui peuvent pourtant, comme le démontre la prolifération des actions en justice, mettre en cause leur responsabilité sociale (Samsung, Schneider, Google). Un tiers des sondés déclare être au courant de ces dispositions, pourtant largement méconnues du public puisque liées à une articulation réglementaire complexe, ce qui semble relever d’un a priori de leur part.

Néanmoins soucieux des problématiques sociales et environnementales, la moitié des Français (51%) préconise d’encourager les entreprises par des mécanismes d’incitation et de valorisation de leurs engagements volontaires , plutôt que d’imposer de nouvelles exigences et sanctions juridiques, notamment à l’international. Cette réponse montre que les Français aiment plutôt leurs entreprises et les soutiennent. Solution la plus plébiscitée, elle a principalement la faveur des populations les plus averties en matière d’enjeux RSE à l’instar des plus jeunes (65% des 18-24 ans) et des plus diplômés (57% des Français ayant au moins une licence) ou des plus vulnérables au regard de la loi comme les indépendants (62%).

Seul un Français sur quatre (27%) proposerait comme solution le durcissement de la loi avec plus de sanctions juridiques. Ainsi, pour trois-quarts des Français, la Proposition de Loi « relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre » enregistrée à l’Assemblée Nationale le 6 novembre 2013 ne constituerait pas la meilleure solution pour renforcer les engagements des entreprises en matière de RSE.

Quatre Français sur cinq ne considèrent pas les dénonciations des ONG comme la première solution. pour favoriser les engagements RSE, révélant une certaine méfiance à leur égard. Cette dernière recommandation est citée par 23% des 18-24 ans qui la préfèrent largement aux sanctions juridiques (seulement 10%). Comme les plus jeunes, les retraités sont également près d’un quart (23%) à favoriser le soutien aux ONGs, témoignant ainsi d’une plus grande sensibilité au secteur associatif, porteur d’enjeux d’intérêt général et de développement durable. On note en revanche que les seniors encore en âge de travailler (50-64 ans) sont pour leur part plus partisans de sanctions juridiques (36%) devant le soutien aux ONGs (22%).

Au travers de cette enquête, les Français se sont également exprimés pour une concurrence plus juste (Fair Level Playing Field) entre les entreprises commercialisant en Europe. 90% des personnes sondées se sont montrées favorables à une réciprocité des obligations en matière de RSE pour les entreprises non européennes, qui ne répondent pas juridiquement aux mêmes exigences sociales et environnementales dans leur pays, et constituent ainsi une concurrence déloyale aux entreprises européennes plus avancées sur le sujet, contraintes par des attentes sociales plus fortes et des normes plus strictes.

Pour Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi, « Nous voyons des Français plutôt fiers de l’engagement de leurs entreprises en matière de responsabilité sociale, et plutôt conscients des distorsions de concurrence avec les marques non soumises aux mêmes engagements et contraintes. »

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